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Qu’enseignait Jésus ?

  • 17 mai
  • 3 min de lecture


Le Sermon sur la montagne, Jean-Baptiste de Champaigne, XVIIe s.



Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.


Évangile selon saint Mathieu




« Je ne te condamne pas »

 

« De bon matin, Jésus retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère. Ils la font avancer, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol. Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché qu'il soit le premier à lui jeter la pierre. » Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol. Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Alors, personne ne t'a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur ». Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus ».

Évangile selon saint Jean



Jésus et la femme adultère, Harry Anderson, XXe s.

 

 

 

 

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

 

Les grands prêtres, les scribes et les anciens cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. […] Ils envoyèrent auprès de Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode [roi des Juifs nommé par les Romains] pour lui tendre un piège en le faisant parler et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, […] est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César ? Devons-nous payer, ou ne pas payer ? » Jésus, connaissant leur hypocrisie, leur répondit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Apportez-moi un denier [une pièce d’argent], afin que je le voie. » Ils en apportèrent un et Jésus leur demanda : « De qui sont cette effigie et cette inscription ? De César, lui répondirent-ils. » Alors il leur dit : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Évangile selon saint Marc




Le Denier de César, Philippe de Champaigne, XVIIe s.




Vocabulaire

 

Scribe : Celui qui était chargé, notamment dans l’Égypte ancienne, d’écrire les textes officiels et religieux. Dans le judaïsme ce sont des spécialistes de la Bible.

 

Pharisien : Juif observant strictement la Bible. Jésus reproche souvent aux pharisiens leur hypocrisie.

 

Adultère : Qui a des relations sexuelles avec une personne autre que son conjoint légitime. L’adultère était interdit dans par le Décalogue.

 

César : titre honorifique que portait les empereurs romains en souvenir du conquérant de la Gaule.

 

Moïse, Loi, Décalogue : se reporter au cours de culture religieuse : « Les tables de la Loi ».

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